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Sous le soleil, les manifestants viennent de partout. Chacun défend son secteur d'activité. Les territoriaux de la ville, comme les employés des CMN. Le patron lui-même fait partie du cortège. Fumigènes, pétards, banderoles, et des centaines de drapeaux : la manif a de la gueule. On défile sur les chansons de Renaud et de Bashung. « De l'argent pour les salaires, pas pour les actionnaires ! »
À la tribune improvisée sous la statue de Napoléon, les représentants des syndicats ont un peu de mal à se faire entendre, malgré des sonos confortables. Mais le message passe : « les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes ! La richesse nouvelle est le résultat du travail des salariés et elle doit se partager différemment ! Osons prendre aux actionnaires pour augmenter les salaires ! »
Forte mobilisation
Les revendications n'ont pas changé. « Nous exigeons le maintien des emplois dans un contexte de crise économique ; nous exigeons l'amélioration du pouvoir d'achat, par des hausses de salaires ; il faut préserver, et améliorer les garanties collectives... Réglementer la sphère financière internationale ! »
Un slogan domine tous les autres : « Ne laissons pas les affaires du monde au monde des affaires ! »
Le parcours a changé. Cette fois la longue file des manifestants emprunte la rue François-La Vieille puis se glisse jusqu'à la place du Théâtre, avant de contourner les bassins. Direction la chambre de commerce et d'industrie « Pas pour rencontrer nos patrons, mais pour montrer notre mobilisation. »
Alors que le cortège n'en finit pas, les estimations tombent. « Nous sommes plus nombreux que la dernière fois. Je dirais... 17 000 », assure un représentant syndical. Tout le monde est à peu près d'accord. Il y a plus de monde dans les rues que le 29 janvier. Toutes les entreprises publiques sont là, mais aussi de très nombreux salariés du privé. Des commerçants, des artisans, qui débrayent une ou deux heures. Démonstration de force aussi pour l'Arsenal, Areva, EDF, ou encore les étudiants. Et l'on compte aussi une soixantaine d'entreprises du secteur privé. Seule la police est plus timorée, qui parle de 9 000 manifestants, comme il y a deux mois. Peu importe. Cette nouvelle manifestation est un succès. Mais la rue sera-t-elle entendue ?
Publié par inter-sanmina à 08:32:09 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) | Permaliens
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Publié par inter-sanmina à 09:37:05 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) | Permaliens
| Situation au 4 Mars 2009 | Ouvriers | ETAM | Cadre | Total | |
| Salariés concernés | 82 | 180 | 35 | 297 | |
| Salariés notifiés | 75 | 166 | 30 | 271 | Soit +2 |
| Adhérents congé de reclassement | 71 | 164 | 29 | 264 | |
| Non adhérents au congé reclassement | 3 | 2 | 5 | ||
| En réflexion adhésion au congé de reclassement | 1 | 1 | 2 | ||
| Solutions d'adhérents au congé de reclassement | 38 | 113 | 21 | 172 | |
| Reclassement externes CDI fin de période d'essai | 8 | 49 | 18 | 75 | |
| Reclassement externes CDI période d'essai en cours | 3 | 6 | 2 | 11 | |
| Reclassement externes CDD/Intérim 12 mois | 2 | 5 | 7 | ||
| Reclassement externes CDD/Intérim entre 6 et12 mois | 3 | 12 | 15 | ||
| Reclassement externes CDD/Intérim < 6 mois (pré-embauche) | 1 | 1 | |||
| Reclassement Contrat Professionnalisation | 6 | 6 | |||
| Reclassement externes contrats précaires | 3 | 3 | |||
| Embauches différées | 1 | 1 | |||
| Formation pour embauche | 2 | 2 | 4 | ||
| Formations longues | 10 | 26 | 36 | ||
| Créations d'entreprise | 3 | 4 | 1 | 8 | |
| Retraites | 5 | 5 | |||
| Autres Situations identifiées | 6 | 7 | 1 | 14 | |
| Invalidités | 2 | 1 | 3 | ||
| Maladie longue | 2 | 2 | 4 | ||
| Formations validées pour le 1er semetre 2009 | 1 | 3 | 4 | ||
| Créations entreprises en finalisation | 1 | 1 | 1 | 3 | |
| Projets personnels | 1 | 1 | |||
| Retour de CDD de 6 à 9 mois | 5 | 1 | 6 | ||
| TOTAL Situations Identifiées Externes | 44 | 120 | 22 | 186 | |
Publié par inter-sanmina à 09:31:59 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) | Permaliens
Un petit rappel, dans ce procès :
" Il a jugé en revanche "qu'aucune collusion frauduleuse avec la société cessionnaire n'a été démontrée et en conséquence met hors de cause la société Sanmina Sci France EMS". "
HEWLETT PACKARD
Les ex-salariés de Sanmina repartent avec 8 000 chacun
chacun
par La Rédaction du DL | le 04/02/09 à 06h15
«J'ai
fait plus de 200 kilomètres pour venir ici, ce soir ». Pressé, ce
monsieur tente d'échapper à la foule de la salle de l'Isle.
Représentation un peu spéciale hier avec à l'affiche de cette soirée,
288 anciens salariés de l'usine Sanmina de L'Isle d'Abeau.
Pour eux, c'était le grand soir. Après des années de procédure
judiciaire, l'association des anciens salariés remettait en mains
propres, à chacun, un chèque d'un montant de 8 000 . 7 000
correspondant aux dommages et intérêts causés par Hewlett Packard, leur
ancien employeur, qui avait vendu à Sanmina en 2002, et 1 000 pour
couvrir leurs frais de justice. Au total, le géant américain a été
condamné, à l'automne dernier, à verser 2,3 M aux plaignants.
« HP n'a pas fait appel. On a gagné ! », sourit une syndicaliste. «
C'est le petit Poucet qui a gagné contre le colosse au pied d'argile.
Tout le monde s'est bien battu. Nous pouvons être fiers et nous
applaudir », exhorte au micro le trésorier de l'association.
Un à un, les "Sanmina" se présentent devant les bureaux pour récupérer le précieux
montant et les éléments utilisés pour constituer les dossiers. «
Contente que tout cela soit fini », soupire une dame, les papiers à la
main. « La justice nous a donné raison », se réjouit une autre, fière «
d'avoir tenu le coup ». « 8 000 ? Ça me convient. », déclare une
jeune femme, aujourd'hui embauchée chez Pathéon.
Malgré l'enthousiasme, l'amertume se fait sentir dès que l'on se penche
sur le devenir des salariés. « Chez HP, j'avais de l'ancienneté, des
projets de formation. Aujourd'hui, j'ai retrouvé du travail, certes,
mais payé au SMIC et sans perspective d'évolution », râle cet homme de
37 ans. Pierre Burlet, lui, a voulu tenter la création d'entreprise
avec son épouse, également employée chez Sanmina. « On vendait du
loisir créatif sur les marchés. Ça a été un échec. On a arrêté à temps,
avant d'avoir des dettes. Depuis, j'enchaîne les missions intérimaires
de 7 jours sans savoir ce qui m'attend la semaine suivante. Mon épouse,
inscrite au chômage, arrive en fin de droit. C'est la galère »,
souffle-t-il. « Après 20 ans chez HP, j'espérais aller jusqu'au bout...
»
La page Sanmina est quasi refermée. Reste les 21 délégués du personnel,
salariés protégés, et les 6 préretraités qui ont été déboutés. Ils sont
renvoyés devant la cour d'appel du tribunal administratif, en mai.
Publié par inter-sanmina à 18:45:04 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) | Permaliens