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Blog le l'intersyndicale CFDT - CFE/CGC - FO

Information 6 septembre 2007 | 12 mars 2009


Nous avons tous constaté la forte mobilisation de l'ensemble du personnel pour la manifestation du 5 septembre, ainsi que de l'implication des retraités, des salariés des autres entreprises locales, et des élus.


La pétition à d'ores et déjà recueilli 4787 signatures, nous devons continuer à la faire circuler pour montrer le soutient de la population du Nord Cotentin à notre cause.


Nous avons contacté le député maire, Bernard Cazeneuve à l'issue de son entretien avec Monsieur Gustin, délégué du ministre des finances et de l'industrie. Monsieur Cazeneuve était accompagné du sénateur Jean-Pierre Godefroy ainsi que du président de région Philippe Duron.


Les élus locaux ont apprécié le niveau de connaissance du dossier par le conseillé de la ministre et partage la même analyse, ils considèrent que la situation est grave mais qu'il faut explorer toutes les voies possibles même si celles-ci sont étroites.


Monsieur Gustin va rendre compte aujourd'hui même au directeur de cabinet ainsi qu'à la ministre Christine Lagarde de la situation.


Dans une dizaine de jours une entrevue est prévue au ministère entre les élus locaux et monsieur Gustin. L'intersyndicale y sera invitée.


Lundi prochain à 11h, l'intersyndicale et les unions locales seront reçues par le sous préfet.


Evidement, nous ne manquerons pas de vous tenir au courant des évolutions de la situation .


Merci.


Tourlaville le 6 septembre 2007


Publié par inter-sanmina à 14:52:09 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) |

Déclaration intersyndicale du 5 septembre 2007 | 12 mars 2009



L'intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFE-CGC ainsi que l'ensemble des salariés de Sanmina France SAS vous remercient


d'avoir répondu massivement à cette manifestation.

 

A notre demande, notre député rencontre en ce moment même, un représentant du ministère des finances et de l'industrie afin de lui remettre une pétition forte à cette heure de 3 400 signatures et faire pression auprès de l'Etat qui est actionnaire de Thalès pour l'inciter à maintenir la charge de travail sur le territoire Français et notamment sur notre bassin d'emploi.

 

Notre entreprise qui était à l'origine un établissement d'Alcatel CIT, spécialisée dans le domaine de l'électronique hyperfréquence, a été cédée à Sanmina en mai 2002 avec un contrat d'exclusivité de quatre ans.

 

Au terme de ces quatre années, un nouveau contrat à été signé fin 2006 entre Alcatel devenu Alcatel-Lucent et le Groupe Sanmina.

Ce qui signifie que le Groupe Sanmina peut décider de faire fabriquer la production sur un site Sanmina de son choix et notamment dans les pays dits "à bas coûts" . C'est ainsi que Sanmina à dépouillé le site de Tourlaville en transférant la charge en Thaïlande et en Hongrie. Dans le même temps, Alcatel a monté une chaîne de production identique à la notre pour son usine Chinoise implantée à Shanghai.

 

 

Ce scénario semble vouloir se répéter pour le client Thalès, ce qui sonnerait le glas pour le site de Tourlaville.

 

Face à ce pillage industriel et le risque croissant pour les salariés de perdre leurs emplois, l'intersyndicale CGT, CFDT, FO et CFE-CGC a décidé de réagir face aux conséquences désastreuses pour le Nord Cotentin sur le plan économique et social. Nous devons faire prendre conscience aux pouvoirs publics des problèmes liés aux délocalisations.

Notons que Sanmina est la deuxième entreprise de la Communauté Urbaine de Cherbourg au niveau de la taxe professionnelle et sa fermeture engendrerait un manque à gagner important.

 

Les salariés de Sanmina Tourlaville refusent de subir le même sort que leurs collègues de Grenoble, de Châteaudun et de l'Isle d'Abeau qui ont été confrontés à la fermeture de leurs sites respectifs.

 

Jeudi dernier, nos responsables Européens ont informé les salariés ainsi que les pouvoirs publics qu'il y a urgence à trouver de nouveaux clients avant la fin du mois de septembre auquel cas, des mesures devraient être prises.

 

L'ensemble des salariés de Sanmina a donc décidé de se mobiliser et de mettre tout en œuvre pour sauver les 304 emplois en CDI, les 200 emplois intérimaires en moyenne ainsi que les emplois des sociétés telles que LOGIC, CEGELEC, SANITERM, VERITAS, ISS, SEHMO, ACTP, ENDEL, AES, EURIWARE, EUREST et bien d'autres.

 

Un courrier a été envoyé à monsieur le Président de la république mais celui-ci n'a pas daigné répondre pour l'instant.

 

Les salariés de Sanmina espèrent que le problème lié aux délocalisations devienne une cause nationale afin que la France ne soit pas un désert industriel.

 

Merci.

par Inter Syndicale

 

Publié par inter-sanmina à 14:50:54 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) |

Sanmina : l'absence méprisante du directeur | 12 mars 2009

Sanmina : l'absence méprisante du directeur

La cessation d'activité de l'usine était à l'ordre du jour du comité d'entreprise de Sanmina à Tourlaville. Le directeur n'est pas venu.

« C'est lamentable. Nous, on n'est pas demandeurs. Le directeur exige que tous les élus soient présents au comité d'entreprise, et lui ne vient pas ! » Confusion hier matin à Sanmina.

À 8 h 45, tout le monde attend Jim Ferguson. C'est lui, le directeur écossais du site, qui doit annoncer le plan de cessation d'activité de l'usine aux représentants du personnel. Mais l'homme n'est pas là. Il ne viendra d'ailleurs pas, encore « choqué » par la façon dont les salariés l'avaient accueilli mardi dernier. On apprend qu'il a envoyé mercredi un courrier donnant délégation de pouvoir à Thierry Luchard, responsable des opérations sur le site.

À 9 h 15, pourtant, la séance du comité d'entreprise est ouverte, en présence du responsable des ressources humaines, Thierry Muller et de Thierry Luchard, le sous-directeur. Mais les choses tournent court. Les représentants syndicaux font voter deux points à l'ordre du jour.

Nouveau délai

Quand il s'agit d'évoquer le sujet voulu par la direction, ils se lèvent. Non sans faire une déclaration : « Le CE constate que le chef d'entreprise n'a pas daigné se déplacer pour présider une réunion où doit être évoqué l'avenir de la société et de ses salariés. Il déplore le mépris qui est ainsi manifesté à l'égard du personnel de Cherbourg et de ses représentants. Sur un sujet aussi crucial que la fermeture annoncée du site, le CE doit être présidé par Jim Ferguson qui a seul pouvoir d'engager l'entreprise, de prendre des décisions en son nom, et d'amender le projet au vu des propositions que le CE sera amené à exprimer au cours de ses consultations. »

La direction souhaite continuer, mais les salariés occupent la salle de réunion. Finalement, après plusieurs interruptions de séance, et des discussions entre les avocats, la séance est levée. Un nouveau rendez-vous est fixé jeudi 22 novembre.

« Pour des gens qui veulent aller vite, ils s'y prennent mal ! », ironise un salarié. Il va encore falloir attendre une semaine que le couperet tombe. « Nous, tout ce qu'on veut, c'est du travail. Nous savons très bien qu'il n'y a plus d'espoir avec Sanmina. On veut un plan social qui se tienne, et pourquoi pas un rachat de l'entreprise par Thalès, un de nos clients qui nous a toujours félicités pour notre travail. »

Thierry DUBILLOT.

Publié par inter-sanmina à 14:46:53 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) |

Situation de l'entreprise sanmina de tourlaville | 12 mars 2009


Monsieur le secrétaire d'État, j'avoue que c'est avec une certaine surprise que j'ai appris que vous me répondriez ce matin. Certes, c'est pour moi un réel plaisir de vous rencontrer, car nous avons - modestement, en ce qui me concerne - une passion commune - je pense à vos fonctions antérieures -, mais ma question s'adressait à Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi.

Je souhaitais attirer une nouvelle fois son attention sur la situation de l'entreprise Sanmina de Tourlaville, dans le département de la Manche. Je regrette donc que Mme Lagarde ne soit pas présente pour me répondre directement, d'autant plus que, avec le député-maire de Cherbourg, Bernard Cazeneuve, le maire de Tourlaville, André Rouxel, ainsi que les organisations syndicales, j'ai été reçu à plusieurs reprises par son cabinet, preuve de l'intérêt porté à notre dossier.

Sanmina, monsieur le secrétaire d'État, est une entreprise spécialisée dans le domaine de l'électronique hyperfréquence. Elle travaille principalement en tant que sous-traitante de groupes de télécommunications et d'avionique, notamment Alcatel-Lucent.

À l'origine, cette entreprise faisait d'ailleurs partie du groupe Alcatel-CIT. En 2002, elle a été cédée au groupe Sanmina, avec un contrat d'exclusivité de quatre ans. Depuis la fin 2006, ce contrat d'exclusivité, qui liait le groupe devenu Alcatel-Lucent à l'établissement de Tourlaville, est arrivé à son terme. Une partie de la production de l'établissement, et donc de sa charge de travail, doit maintenant être délocalisée en Hongrie et en Thaïlande, où les coûts de main-d'oeuvre sont moins élevés, et ce à la demande des clients, du moins si l'on en croit le responsable européen de la société.

Sur le site de Tourlaville, la situation est extrêmement tendue, car ce sont 600 familles, monsieur le secrétaire d'État, tous contrats de travail confondus, qui sont menacées : le groupe Sanmina doit décider avant la fin de l'année s'il ferme la totalité de l'établissement ou une grande partie, après avoir déjà démantelé les sites de Grenoble, de Châteaudun et de l'Isle-d'Abeau.

Le seul moyen de pérenniser l'établissement de Tourlaville serait de rechercher de nouveaux marchés dans sa spécialité, notamment auprès des entreprises dont l'État détient une part importante du capital.

Monsieur le secrétaire d'État, les conséquences d'une telle fermeture seraient désastreuses pour le Nord-Cotentin sur le plan économique et social. Après la période difficile, encore récente, liée à la fin du grand chantier de La Hague, la restructuration de l'activité de l'arsenal de Cherbourg, l'arrêt des activités du constructeur Toyota, l'arrêt de la desserte transmanche par la compagnie de ferries P&O ou encore les difficultés rencontrées par les Constructions mécaniques de Normandie, la disparition, à son tour, de ce centre industriel local pourrait avoir un fort effet déstabilisateur sur notre bassin d'emploi.

Les collectivités locales se sont, de leur côté, engagées à soutenir la modernisation du site afin d'éviter une telle situation.

C'est pourquoi, monsieur le secrétaire d'État, je vous demande de bien vouloir insister auprès de Mme Lagarde afin qu'elle intervienne pour aider l'entreprise à trouver de nouveaux clients, comme Thales, dont l'État est actionnaire, et ainsi préserver les emplois locaux.

À cet égard, pourriez-vous me dire où en sont les démarches engagées par Mme la ministre ? La réunion du 30 octobre dernier à son cabinet a fait naître, je ne vous le cache pas, les plus vives inquiétudes.

M. Bernard Laporte,
secrétaire d'État chargé des sports.

Monsieur le sénateur, vous avez interrogé Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, qui souhaite vous communiquer les éléments de réponse suivants.

L'usine Sanmina de Cherbourg, sous-traitant dans le domaine électronique, représente un peu plus de 300 emplois en contrat à durée indéterminée. Ce site traverse aujourd'hui une phase délicate puisque son plus gros contrat avec le client historique Alcatel, qui avait vendu l'usine en 2002 à Sanmina, est arrivé à son terme en décembre 2006. La pression des clients sur les prix pousse Sanmina à délocaliser certaines productions vers des sites du groupe où le coût de la main-d'oeuvre est plus bas.

Depuis plusieurs semaines, le cabinet de Mme Lagarde a en effet multiplié les contacts avec les dirigeants du site de Tourlaville et du groupe Sanmina, avec les élus et les représentants des salariés, qui ont été reçus au ministère de l'économie, des finances et de l'emploi pour échanger sur les causes de la crise et sur les solutions possibles.

Toutes les voies sont explorées pour diversifier le portefeuille client de l'entreprise et assurer un plan de charge permettant de maintenir le site en activité et de sauvegarder les emplois. Des contacts ont ainsi été pris avec des donneurs d'ordre potentiels.

Ce dossier, monsieur le sénateur, fait donc l'objet d'un suivi attentif de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, en relation avec les élus locaux concernés.

M. Jean-Pierre Godefroy.

Je souhaite apporter quelques précisions.

Tout d'abord, je rappelle que, dans un courrier en date du 15 octobre 2007, le chef de cabinet de M. le Président de la République a été très clair, confirmant que le chef de l'État était déterminé « à mettre en oeuvre une politique économique et industrielle dynamique pour permettre le développement de nos entreprises et éviter ainsi les délocalisations ». Il faut que le souhait du Président de la République soit exhaussé !

Monsieur le secrétaire d'État, notre inquiétude est d'autant plus grande que, comme nous l'avons appris, une réunion doit avoir lieu entre Thales Avionique et le groupe Sanmina Thaïlande les 7, 8 et 9 novembre prochain. Or il faut savoir que les productions susceptibles d'être négociées entre Thales Avionique et Sanmina Thaïlande sont précisément celles qui sont réalisées sur le site de Tourlaville...

Je suggère donc, et je vous demande de bien vouloir vous faire mon interprète en ce sens auprès de Mme Lagarde, l'organisation, sous l'égide du ministère, d'une table ronde réunissant les représentants de Sanmina et de tous les clients potentiels, afin que l'on y voie plus clair.

Monsieur le secrétaire d'État, il serait tout à fait dommageable que, d'un côté, Thales refuse de passer un accord avec l'entreprise française de Tourlaville et que, de l'autre, il négocie avec Sanmina Thaïlande une délocalisation, comme nous avons des raisons de

Publié par inter-sanmina à 14:45:48 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) |

Les salariés de l’usine Sanmina de Tourlaville attendent | 12 mars 2009

 

Les trois cents salariés de l'usine Sanmina de Tourlaville attendent avec résignation les lettres de licenciement prévues le 1er avril, cent vingt personnes sont mises en disponibilité à leur domicile.

Chronique d'une mort annoncée. L'ambiance est évidement morose dans les ateliers de l'usine Sanmina de Tourlaville. « Les salariés attendent avec résignation que ça se passe ; ils savent que chaque jour nous rapproche de la fermeture du site, le 1er avril ». Le 1er avril, c'est la date prévue pour l'envoie des lettres de licenciements aux trois cents salariés de Sanmina Tourlaville...

Durant cette période difficile à vivre, il reste à expédier les affaires courantes, en assurant notament le service après-vente. Mais il n'y a plus suffisamment de travail, et le groupe Sanmina a donc proposé aux volontaires d'être mis en disponibilité à leur domicile. « Les personnes en disponibilité sont payées normalement, mais pour des questions comptables, Sanmina préfère cette formule plutôt que de conserver tout le monde dans l'usine », explique  le secrétaire du comité d'entreprise. Initialement, l'entreprise avait tablé sur cent soixante volontaire. Finalement, seules cents vingt personnes ont pour l'instant rejoint leur domicile. « L'idée est de permettre à ces gens de rechercher du travail dès maintenant, développe le secrétaire du CE. La cellule de reclassement confiée à Altédia a donc ouvert lundi. Elle va étudier les dossiers au cas par cas.»

Les élus du comité d'entreprise enchaînent quand à eux les réunions pour finaliser le plan social. Après trois grosses journées de négociation à Paris, mi-janvier, les représentants du personnel et la direction de Sanmina avaient défini un accord de méthode, validé ensuite par la très grande majorité des salariés. « Maintenant, on reprend les éléments un par un, avec toujours la volonté de s'inspirer de ce qui a été fait sur les autres sites fermés par Sanmina », précise le secrétaire du comité d'entreprise

 

Comment répartir l'argent ?

L'enveloppe globale consacrée au plan social, elle, n'évoluera pas : Sanmina va mettre vingt-sept millions d'euros sur la table. Mais la ventilation de cette somme qui couvre des choses très différentes (financement de la cellule de reclassement, aide aux employeurs d'ex-Sanmina...) reste à préciser. L'exercice est long et difficile. «  Et comme Sanmina a fixé un calendrier très serré, les réunions se succèdent », commentent les représentants du personnel.

L'un des points les plus sensibles concerne évidement les indemnités complémentaires de licenciement. Sanmina a prévu d'y consacrer neuf millions d'euros, mais comment répartir cette somme entre les salariés ? « A l'ancienneté », répondent des salariés présents depuis des décennies dans l'entreprise. « Selon un procédé égalitaire : une même prime pour tous », répliquent les plus jeunes. Pour l'instant, la question n'est pas tranchée. le secrétaire du comité d'entreprise veut toutefois croire que la tension baisse un peu. « Nous avons bien expliqué à tout le monde qu'il y aura de toute façon un plancher minimum qui ne sera pas négligeable », explique-t-il.

Enfin, les discussions doivent maintenant entrer dans le vif du sujet concernant des projets de ré- industrialisation du site. Sous l'égide de l'état, des entrepreneurs éventuellement intéressés par les locaux et par la reprise d'une partie du personnel devront se faire connaître. « Mais si un projet aboutit, il faut que ce soit avant le 1er avril », note le secrétaire du comité d'entreprise

Laurent GOUHIER La presse de la Manche, samedi 16 février 2008

 

Publié par inter-sanmina à 14:43:41 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) |

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