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Blog le l'intersyndicale CFDT - CFE/CGC - FO

Photos de la dernier séance - suite | 12 mars 2009

Publié par inter-sanmina à 18:16:24 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) |

Photos de la dernier séance | 12 mars 2009



Publié par inter-sanmina à 18:15:41 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) |

Sanmina : C’est fini | 12 mars 2009

Article paru dans la presse de La Manche le 1avril 2008


Sanmina : C'est fini

 

 

Hier après-midi, les personnels de l'usine Sanmina de Tourlaville ont brûlé quelques palettes, histoire de ne pas disparaître dans l'anonymat. Demain, la quasi-totalité des trois cents salariés vont recevoir leurs lettres de licenciement.

 

Jacky, 54 ans, a passé 34 ans dans l'usine d'électronique appartenant à Sanmina depuis 2002.

Hier après-midi, il a donc tenu à venir une dernière fois devant les grilles de l'usine Tourlavillaise. Et s'il avait parfois le regard un peu troublé, il semble bien que ce soit davantage à cause de l'émotion qu'à cause de la fumée dégagée par les palettes enflammées.

 « On sait depuis plusieurs mois que l'usine va fermer, mais cela fait quand même quelque chose de savoir que, cette fois, ça y est.  », Reconnaît ce grand gaillard qui avoue ne pas avoir eu le courage de pousser la porte de la cellule de reclassement.

 

Pendant que les délégués du personnel participaient à l'ultime séance de travail sur le plan

(À 20 heures,  les derniers points du plan social étaient encore en discussion avec le patron

Européen de Sanmina), une bonne centaine de salariés se sont ainsi retrouvés trouvés devant l'usine. «  Cela ne sert à rien, mais on veut montrer à Sanmina que nous sommes là ; on ne veut pas partir dans l'anonymat le plus total », expliquait une salariée. Conformément au planning prévu depuis plusieurs mois, les lettres de licenciement seront reçues aujourd'hui

Ou demain.

 

Plus que la colère, c'est l'amertume qui prédominait hier après-midi. «  On a été trop sage, se plaignait en employé, On aurait dû davantage faire monter la pression. Mais ils nous ont eus avec leur chantage, nous menaçant de déposer le bilan si on ne se laissait pas faire. »

 

Ce qui choque le plus les personnels, c'est que la fermeture de l'usine est bel et bien liée à une stratégie de la multinationale. «  Quand une entreprise ferme parce qu'elle n'a plus de boulot, c'est dur à encaisser, commente serge, qui travaillait là depuis 29 ans. Mais c'est pire encore quand une boîte a encore plein de contrats et qu'elle préfère juste envoyer le travail ailleurs. »

 

Sur les quelques slogans écrits devant l'usine, Nicolas Sakozy  était également pris à parti. « Où sont tes promesses ? », lui demandait des salariés qui n'ont pas oublié les propos très offensifs tenus durant la campagne électorale pour le sauvetage des usines françaises.

 

 

Le flou de la ré-industrialisation

 

Voilà donc une page de l'industrie cherbourgeoise qui se tourne. Pourtant, l'histoire avait été belle. L'entreprise Horston avait d'abord travaillé pour l'ORTF en fabriquant des projecteurs et des caméras pour le cinéma. Puis Thomson avait repris le relais en se spécialisant dans les systèmes de télèvision en circuit fermé puis en développant le secteur des faisceaux hertziens.

L'arrivée d'Alcatel en 1984 avait même permis de poursuivre le développement du groupe :

L'établissement avait quitté les vieux locaux du Maupas pour une nouvelle usine de 10 000 mètres carré à Tourlaville. Et en 2002, lorsque Sanmina avait racheté l'usine, les trois cents salariés côtoyaient également des centaines d'intérimaires. Jusqu'à la dégringolade provoquée par une délocalisation dans les pays à bas coûts...

 

Et maintenant ? «  On veut croire à la ré-industrialisation du site, mais pour être honnêtes, nous ne sommes pas très confiants », expliquaient hier nombre de salariés.

En plus, même s'ils manquent d'informations, les personnels savent bien qu'un nouveau projet ne porterait que sur quelques dizaines d'emplois, pas sur les trois cents salariés.

«  J'ai 48 ans et je repars de zéro, souligne Serge. La cellule de reclassement m'a promis une formation de cariste (c'est mon métier, mais il faut que je valide mes compétences par un diplômes), mais c'étais déjà le cas il y a un mois et demi et depuis, je n'ai pas eu de nouvelles.

Quoi qu'il en soit, je sais que je ne retomberai pas sur mes pieds financièrement, que je n'aurai pas le temps d'une vraie évolution de carrière dans une nouvelle entreprise. Pourtant,

J'ai encore deux enfants à charge. »

 

Beaucoup le reconnaissaient hier : les nuits sont parfois longues et difficiles depuis l'annonce de la fermeture de l'usine.

 

LG pour la presse de La Manche

Publié par inter-sanmina à 18:14:05 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) |

Sanmina : « Le moment de tourner la page » | 12 mars 2009

Article paru dans le Ouest-France le 1er avril 2008


Sanmina : « Le moment de tourner la page »

Une soixantaine de salariés de Sanmina se sont rassemblés devant les grilles de l'entreprise tandis que les négociations sur le plan de licenciement se poursuivaient à l'intérieur.

Une soixantaine de salariés de Sanmina se sont rassemblés devant les grilles de l'entreprise tandis que les négociations sur le plan de licenciement se poursuivaient à l'intérieur.

Sanmina : « Le moment de tourner la page »

Alors que le site s'apprête à fermer rapidement ses portes, une offre de reprise d'une partie de l'activité semblait se confirmer hier.

Peu après 14 h, le feu est mis à un entassement de palettes en bois et de pneumatiques. Petit à petit, des salariés se rassemblent devant les grilles de l'entreprise. On est à la veille de la date annoncée d'envoi des lettres de licenciement. Qui devraient arriver finalement un peu plus tard : les dernières négociations sur le volet social du plan ont pris du retard, les représentant de la direction n'étant arrivés que dans l'heure de midi hier.

Dans le rassemblement qui réunit une soixantaine de personnes, l'ambiance hésite entre résignation et colère. « Aujourd'hui, il reste entre 100 et 150 personnes sur le site, explique Jacques. C'est presque un sentiment de soulagement de voir que ça se termine. Le processus est en route depuis novembre, c'est le moment de tourner la page. C'est dur de voir les magasins, les étagères et les lignes de production qui se vident. On a le sentiment d'avoir été rachetés pour fermer l'entreprise. C'est difficile à accepter. »

« Je n'ai toujours rien trouvé »

Il est allé rapidement prendre contact avec la cellule de reclassement, chargée d'aider les salariés à retrouver un emploi. « J'ai laissé un CV. Mais je cherche par moi-même en prenant des premiers contacts. Aujourd'hui, avec 19 ans dans l'entreprise et quatre métiers exercés ici, je n'ai toujours rien trouvé. Il reste la ré-industrialisation. Mais ça concernerait du service après-vente. Ce n'est pas mon secteur. » Jeudi dernier, une réunion s'est tenue en préfecture, en présence du député maire Bernard Cazeneuve. Des contacts poussés en cours entre un industriel français du secteur de l'électronique et Sanmina y ont été évoqués. Ce que confirmait hier soir
le secrétaire du CE, élu syndical. « Il pourrait y avoir une signature rapide, peut-être ce mardi, entre Alcatel et cet industriel, les locaux étant loués par Sanmina. Cela donnerait du travail à 50 à 60 personnes. »

Un peu plus loin dans le rassemblement, Jacky évoquait ses 34 années passées dans l'entreprise. Hier, il faisait partie de ceux présents en tenue « civile », les autres étant là blouse blanche sur le dos. « Je suis en disponibilité. Je n'ai pas encore pris contact avec la cellule de reclassement. Je crois que celui qui trouve du boulot, c'est par lui-même. »« que nous sommes dans un secteur où il y a du travail. Si Sanmina avait voulu, il y avait moyen de ne pas fermer. »

Hier, les négociations devaient se poursuivre tard dans la soirée. « Depuis ce lundi midi, on s'est attachés à démontrer que l'argumentaire économique de Sanmina ne tenait pas. Et qu'on est face à un modèle bien rôdé, qui leur a permis de déjà fermer trois sites en France. » Le volet social devait être négocié jusque tard dans la soirée. « Les lettres de licenciement seront envoyées ce mercredi. Seuls 27 salariés ne la recevront pas tout de suite, le temps de solder les affaires et de fermer. »

le secrétaire du CE notait qu'un camion tchèque attendait déjà sur le parking pour déménager le matériel.

Denis, à ses côtés, remarque
Ouest-France

Publié par inter-sanmina à 18:12:42 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) |

Les élus locaux bientôt reçus à l’Elysée | 12 mars 2009

Les élus locaux bientôt reçus à l'Elysée

 

Nicolas Sarkozy a rencontré Bernard Cazeneuve, Jean-François  Le Grand et  Jean-Pierre Godefroy, pendant une bonne vingtaine de minutes, juste avant son départ, à Maupertus.

Les trois parlementaires ont remis au président de la république un dossier complet lié aux difficultés que rencontre le Nord-Cotentin. « Ce document parle de la situation de la défense, de la volonté des élus de voir financer le programme Barracuda, et surtout le calendrier respecté.  Nous évoquons également la fragilité de certaines entreprises comme Sanmina, et la nécessitée de réindustrialiser le site avec l'aide de Thales, d'Alcatel et du repreneur éventuel.  Nous revenons également sur la situation de la pêche et sur les difficultés financières dont sont victimes les hôpitaux dans le département  », explique les parlementaires, qui ont reçu du chef de l'état l'engagement de les recevoir rapidement à l'Elysée.  «  Nous n'avons pas fixé de date, mais le principe d'une réunion de travail avec Nicolas Sarkozy et ses collaborateurs est acquis. C'est un point positif, d'autant qu'elle devrait être programmée rapidement  », expliquent les élus.

Publié par inter-sanmina à 18:10:58 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) |

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