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Article paru dans l'Ouest-France le samedi 27 octobre 2007
les salariés redoutent la fermeture de l'usine de fabrication électroniques située à Tourlaville.
Ils interpellent les politiques.
Deux bus, une quinzaine de voitures...Venus de Tourlaville, les
salariés de Sanmina avaient fait le déplacement en nombre hier à Caen.
En intersyndicale ( CGT - CFDT - FO - CFE-CGC ), une centaine des 300
salariés de l'usine ont manisfestés devant le conseil régional où se
tenait une assemblée plénière. Ils craignent une fermeture et
interpellent les collectivitées locales.
Vendue en 2002 par Alcatel à l'américain Sanmina, l'usine est
spécialisée dans la fabrications électronique hyperfréquence ( radars
civiles, avionique ). A l'origine de ses difficultés : " Certaines productions ont été délocalisées, en Hongrie et en Thaïlande ", explique un technicien en blouse blanche. " Sans nouveaux clients, la direction nous a fait
comprendre que l'on fermerait " , ajoute un autre.
" Cynisme complet "
Les salariés demandent aux élus d'intervenir auprès du gouvernement
pour que celui ci, à son tour, fasse pression sur les donneurs d'ordres
comme THALES. Afin que ces entreprise passent des commandes
supplèmentaires à Sanmina tourlaville. Une soixantaine de commune de la
manche ont déjà votés une motion en ce sens. la région devait faire de
même hier soir. Dès l'arrivée des manisfestants, Philippe Duron,
président du conseil régional, est sorti discuter avec eux, les
assurant de " tout le soutien " de la collectivité. Il a dénoncé " des
comportements complétement financiers " de la part des grands groupes, " qui ne prennent en compte ni l'intérêt des territoires, ni ceux des salariés ". IL s'insurge
contre " un cynisme complet " . Tandis que Christophe Ziakovic ( FO ) fait relarquer que " la marge d'exploitation " de Sanmina est bonne. Délégué CGT, Jean-Luc
Postel rebondit " Avant la présidentielle, Sarkozy a dit qu'il lutterait contre les délocalisations "
Hier, des salariés avaient posé
des RTT pour venir à Caen. " on veut du boulot, pas donner du grain à moudre à notre direction avec une grève ". Une délégation a ensuite été reçue à l'abbaye-aux-dames par
Jean-Karl Deschamps, vice président, et Philippe Duron, qui a fait servir du café aux manifestants restés dehors.
Lundi, les salariés doivent rencontrer Jean-François Legrand, président du conseil général de la Manche.
Virgine JAMIN
Publié par inter-sanmina à 15:33:44 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) | Permaliens
COMMUNIQUE DE PRESSE INTERSYNDICALE SANMINA CHERBOURG-TOURLAVILLE
Tourlaville le 16 octobre 2007
Aujourd'hui se déroule le procès entre les ex-salariés de Sanmina de l'Isle d'Abeau, le Groupe Sanmina et Hewllet Packard.
Après les fermetures successives des 3 autres sites français de Sanmina : Grenoble, Châteaudun, L'Isle d'Abeau, notre site de Sanmina Cherbourg Tourlaville est en train de subir le même sort.
Effectivement en 2002 nous avons également été vendus sous l'article 122-12 par Alcatel à Sanmina pour soit disant diversifier notre production.
Aujourd'hui, après la délocalisation de la majeure partie de notre production vers les usines Sanmina implantées dans les pays à bas coût, de lourdes menaces de fermeture planent sur notre site.
Nous n'excluons pas de suivre la même démarche juridique que nos collègues de l'Isle d'Abeau, mais cette fois-ci contre Alcatel et Sanmina.
Pour toutes infos complémentaires :
http://inter-sanmina.blogg.org
Publié par inter-sanmina à 15:32:39 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) | Permaliens
Article paru dans la presse de la Manche Dimanche 14 Octobre 2007
323 salariés de l'ancienne usine Hewlett Packard (HP) de l'Isle d'Abeau (Isère), vendue en 2002 à la société Sanmina, qui avait fermé le site en 2005, attaquent lundi devant le conseil des Prud'hommes de Vienne (Isère) HP et Sanmina pour
licenciements abusifs.
323 salariés de l'ancienne usine Hewlett Packard (HP) de l'Isle d'Abeau
(Isère), vendue en 2002 à la société Sanmina, qui avait fermé le site
en 2005, attaquent lundi devant le conseil des Prud'hommes de Vienne
(Isère) HP et Sanmina pour licenciements abusifs.
Les salariés ont entrepris chacun une action individuelle, comme le
requiert la juridiction prud'homale, et le procès qui se déroulera
lundi à partir de 14H00 dans un gymnase de la ville pourrait durer deux
ou trois jours.
L'usine HP de l'Isle
d'Abeau, qui employait 500 salariés à la fabrication d'ordinateurs PC
ou de serveurs destinés à la clientèle professionnelle en Europe, avait
été vendue au printemps 2002 à une société américaine, spécialisée dans
la sous-traitance informatique, Sanmina-SCI.
Au moment de la vente, le responsable de la stratégie industrielle de
HP, Xavier de Montgros, avait assuré qu'il n'y aurait pas de
licenciements mais avait ajouté que le sous-traitant "devait améliorer
la compétitivité de l'usine, notamment en servant d'autres clients".
Trois
ans plus tard, Sanmina, qui n'avait jamais réussi à obtenir pour son
son site isérois des commandes d'autres clients, invoquait "la
concurrence des pays d'Europe de l'est et de l'Asie" et décidait de
fermer l'usine.
"Nous poursuivons ces deux firmes pour usage abusif de l'article 122-12
sur les cessions d'entreprises qui stipule que nous aurions du être
repris avec les mêmes contrats de travail et les mêmes avantages, ce
qui n'a pas été le cas", a indiqué Georges Muratore, délégué syndical
CGT.
"D'autre part le repreneur aurait dû être une entité propre, par exemple avoir son propre service commercial, ce qui n'était pas le cas", a-t-il
ajouté précisant que chaque salarié demande une moyenne de 30.000 euros de dommages et intérêts.
Publié par inter-sanmina à 15:30:44 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) | Permaliens
Mesdames, Messieurs,
Comme beaucoup, et pour ne pas dire toutes les industries du secteur électronique, notre usine de Sanmina Tourlaville est confrontée à des menaces lourdes qui pourraient aller jusqu'à la fermeture de notre site.
Celui-ci n'a pas échappé à la casse industrielle. En 2002 Alcatel a bradé notre usine à Sanmina, qui, aujourd'hui, au détriment des salariés a gardé les contrats, le profit, et a transféré les produits et nos méthodes de travail dans des pays à bas coût.
Aujourd'hui restent des salariés, un savoir faire, des murs... mais plus de clients, enfin, plus assez selon notre direction pour maintenir l'emplois des 303 C.D.I et des 200 intérimaires qui travaillaient encore récemment sur le site !
La cause de ce massacre dans l'industrie française et européenne de l'électronique, est le pillage organisé par certains trust américains. Ceux-ci ont saisi l'occasion en or tendue par Serge Tchuruk, ex PDG d'Alcatel, qui a eu l'idée lumineuse' du concept de« l'entreprise sans usines ! »
Après le secteur des mines, de la sidérurgie, du textile, de la construction navale aujourd'hui c'est le secteur de l'électronique de pointe qui est touché de plein fouet a un rythme jamais égalé.
Quel travail restera t-il pour nous et les générations futures ?
Qu'adviendra t-il du financement de la Communauté Urbaine de Cherbourg, Sanmina en étant le 2ème contributeur ?
Nous comptons sur vous, nos élus, pour alerter les pouvoirs publics sur les lourdes conséquences sociales et économiques probables, en faisant pression sur notre gouvernement et les institutions européennes, afin qu'ils prennent les mesures efficaces qui s'imposent.
C'est pourquoi, nous vous remercions de voter aujourd'hui, une motion pour soutenir notre action et de la transmettre au ministère des finances de l'industrie et de l'emploi.
Publié par inter-sanmina à 15:29:51 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) | Permaliens
ocial - économie
Cherbourg,
correspondance particulière.
« Cette fois-ci, c'est le commencement de la fin. » Depuis début septembre, les 380 salariés de l'usine Sanmina de Tourlaville, proche de Cherbourg, ont le moral en berne et les fêtes de fin d'année s'annoncent sous de très sombres auspices. Auparavant, l'usine était propriétaire d'Alcatel mais le site a été vendu il y a cinq ans à Sanmina SCI, un géant américain spécialiste de la sous-traitance électronique basé à San José en Californie, qui fonctionne avec les fonds de pension. Pourtant la charge de travail était bonne mais dans sa logique comptable, le patron d'Alcatel, Serge Tchuruk, a poursuivi l'abandon de la production des petites mains au profit de la matière grise à haute valeur ajoutée. Les émetteurs récepteurs pour la téléphonie mobile, les radars et les cartes avionique pour Airbus auraient pu dégager une lisibilité confortable mais c'était sans compter sur les baisses de marchés français au profit de la Hongrie, de la Thaïlande et de la Chine. En gestionnaire sans état d'âme, le responsable européen de Sanmina SCI, Dietmar Günter, vient d'annoncer que le site perd un million de dollars par mois. Il faut savoir qu'entre-temps, Alcatel a suspendu ses commandes toujours au profit de l'Asie et de l'Europe de l'Est. Initialement, la vente de l'usine avait été présentée comme une chance afin de pouvoir se diversifier et maintenir l'emploi. Cinq ans après, la CGT constate que trois sites Sanmina sur quatre ont été fermés en France : Grenoble, Châteaudun et L'Isle-d'Abeau. Dans le même temps, les autres usines Alcatel rachetées par Sanmina ont subi la même logique qu'en France, avec la fermeture de Tolede en Espagne et deux plans sociaux en Allemagne, à Gunsenhauser où les effectifs sont passés de 600 à 150 personnes. En parallèle, Sanmina a investi massivement dans les pays à bas coûts afin de renforcer le potentiel de production.
Ce scénario s'applique aussi en Europe de l'Ouest et en France, comme à Solectrom, Flextronics, Jabil circuits et Celestica pour ne citer que ces quelques autres groupes américains de sous-traitance électronique. « À Tourlaville, c'est clair et net, il n'y a plus de plan de charge pour l'an prochain », constate ce technicien qui a trente ans de maison. Les 32 intérimaires du site ont quitté l'usine la semaine dernière. Tourlaville en comptait 288 l'an passé. « Si rien ne change, explique le patron local, pas question d'envisager des licenciements par vagues de cinquante personnes. » En fait, c'est bel et bien la fermeture du site qui risque de toucher de plein fouet le personnel. La morosité prime dans les ateliers, où tout fonctionne au ralenti. Au service après-vente, où la plupart des salariés sont là depuis vingt ans et plus, on compte de nombreux couples avec d'importants crédits immobiliers. Les salariés sont manifestement devant le fait accompli. Face à ce pillage industriel organisé, l'intersyndicale demande à Nicolas Sarkozy de « concrétiser ses engagements de campagne électorale en matière de délocalisation et d'exiger des donneurs d'ordre français des secteurs de l'armement, de l'aéronautique et des télécommunications, les principaux clients, de maintenir et d'amplifier leur commandes sur le territoire national ».
Sur un bassin d'emploi déjà très touché par le chômage, la fermeture de l'usine Samnina aurait des conséquences économiques et sociales désastreuses. Le député et maire socialiste de Cherbourg, Bernard Cazeneuve, envisage de défendre le dossier auprès du délégué interministériel aux restructurations de défense. Pour l'instant, rien ne se profile alors que l'échéance fatale arrive à grands pas. Avec les intérimaires et les sous-traitants locaux, ce sont pas moins de 550 familles qui vont se retrouver sur le carreau. Malgré des actions tous les jours aux portes de l'usine de Tourlaville, le personnel a bel et bien l'impression que les jeux sont faits.
Jean-Sébastien Barrey
Publié par inter-sanmina à 15:29:02 dans inter-sanmina CFDT - CFE/CGC - FO | Commentaires (0) | Permaliens